Cinquante nuances de blond

Après deux ans sans m’être frottée aux ciseaux – et bien un mètre et deux kilos de cheveux en moins – je me suis enfin décidée à faire mon come-back chez le coiffeur. Non sans moults encouragements de la part du Matou, qui m’avait offert un bon pour aller chez le coiffeur aux frais de la princesse à la St Valentin… dernière. Va sans dire que j’ai été légèèèèrement retardée par rapport aux plans originaux, mais j’ai fini par y aller !

Et la quête d’un coiffeur à Paris est difficile. Hardue. Longue. Et on n’y perd ses cheveux (littéralement). Pas trop cher, pas trop naze, pas trop d’étudiants ratés de l’école de coiffure, pas trop de produits chimiques qui te dissolvent les oreilles et les racines… D’autant que lorsqu’on se pointe avec deux mètres de cheveux, on voit en général des dollars dans les yeux du coiffeur, qui compte déjà le nombre de zéros sur sa facture avant même d’avoir coupé une mèche. J’ai donc fini par me décider pour l’Atelier Dix, sur les conseils de nombreuses blogueuses parisiennes, notamment Caro et Stéphanie. Je me suis dit : « Tu ne sais pas avec quel découvert bancaire tu ressortiras, mais au moins tu sais que tu te sentiras canon ».

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Et je n’ai pas été déçue. Ayant la chance d’avoir pu prendre rendez-vous en journée et en semaine, j’ai eu le salon pour moi toute seule. J’ai été traitée comme une vraie princesse pendant deux heures, d’abord accueillie par le bien connu Michel, qui m’a emmenée vers le vestiaire avant de commencer par couper les premiers vingt centimètres dans la masse. « C’est pour faciliter le travail de Karine », m’a-t-il expliqué. Il m’a ensuite accompagnée au sous-sol, où Karine, la coloriste, m’a prise en charge. Ici, pas de chichis : personne ne vous demande comment va votre chien ou votre grand-mère, aucune obligation. Si vous préférez profiter de ce moment de détente en silence, on vous sourit et on vous propose un thé, « menthe ou citron ? ». On vous apporte même quelques magazines, le plaisir coupable de chez le coiffeur, pour patienter pendant que vous mijotez. On enfourne à 180 degrés et on laisse compoter pendant 40 minutes.

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J’ai ensuite eu droit au fauteuil massant pendant le rinçage et à un petit massage du cuir chevelu qui a bien failli me faire piquer du nez. Le must ! La couleur est, comme promis, parfaite : juste des reflets naturels, « comme si on revenait de vacances », souligne Karine en souriant. Je remonte ensuite rejoindre Michel, qui continue la taille. « C’est magnifique comme ça ! », s’écrit-il une fois son oeuvre terminée. Je ne peux qu’approuver : je me sens légère, légère ! Belle, neuve, rayonnante, solaire. Tout ce que je voulais.

Et la facture, alors, me direz-vous ? Honnêtement, je ne le ferais pas tous les deux mois, mais au rythme où je vais chez le coiffeur et vu la longueur avec laquelle je suis arrivée, ça reste raisonnable (n’oublions pas que nous sommes à Paris…). Et pour ces deux heures de pure détente, ça vaut le coup. Je suis repartie avec le sourire – et deux soins Kérastase offerts par Karine !

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2 commentaires sur « Cinquante nuances de blond »

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