Le Secret du Poids ou comment j’ai arrêté de compter

Je n’avais pas osé le lister parmi mes bonnes résolutions de l’année. Pourtant, j’ai arrêté tout naturellement. D’un coup, j’en ai eu assez, j’ai tourné la page. Décidé que trop, c’était trop. Alors qu’une semaine avant encore, j’étais persuadée d’être sur le bon chemin ! Depuis maintenant deux semaines, je ne compte plus les calories. Je ne fais plus de régime.

Les régimes et moi, c’est une histoire d’amour-haine qui dure depuis longtemps. D’aussi loin que je puisse m’en souvenir, j’ai toujours été au régime. Depuis ma plus tendre enfance, où l’on m’avait affublée du charmant surnom de « grosse vache », j’ai toujours été complexée. Pas étonnant, me direz-vous, quand on répète à une enfant tout à fait normale qu’elle est énorme. Difforme. Affreuse. J’ai grandi avec cette idée, et elle ne m’a jamais quittée. J’étais trop grosse. Beaucoup trop grosse. Et les autres ne m’aimaient pas à cause de cela. Comment auraient-ils pu ? J’étais repoussante.

J’ai tout essayé : WeightWatchers, l’hyperprotéiné avec Dukan, le régime méditerranéen, le jeûne à base de soupe et de privation extrême, le « 5/2 », Apfeldorfer, Zermati, je les connais tous. J’ai été consulter une diététicienne, qui m’a appris de grands principes essentiels comme ne pas grignoter entre les repas (je ne l’avais jamais fait), limiter les féculents le soir (je l’avais toujours fait), manger des légumes à tous les repas (check), ne pas se resservir (check), manger de tout et en quantités raisonnable (check)… Nos séances se sont terminées dès lors qu’elle constatait que je n’avais rien à changer, je respectais déjà tous ses principes et pourtant je ne maigrissais pas.

Pourtant, croyez-vous que je me serais dit « en fait c’est juste que je n’ai rien à perdre » ? Non. Aujourd’hui, quand je regarde des photos de mon adolescence où je me trouvais obèse, je me rends compte à quel point j’étais mince. J’ai toujours eu un poids d’équilibre, à plus ou moins 5 kilos selon les hormones, les humeurs et les saisons, mais je ne me suis jamais écoutée, j’ai toujours été persuadée que si, j’y arriverais, j’arriverais à perdre ces 6 kilos que je visais.

En juin dernier, j’ai découvert l’application Le Secret du Poids, qui promettait monts et merveilles : perdre du poids sans se priver de rien, en comptant simplement les calories des aliments ingérés et en faisant le décompte d’une « dette » de calories jusqu’à arriver au poids désiré. Le Saint Graal, ni plus ni moins ! Compter les calories, j’avais l’habitude. La nouveauté, c’était l’absence de privations. Etant naturellement bonne vivante, gourmande et surtout têtue, chaque tentative de me priver s’est automatiquement soldée par un échec. J’ai donc essayé. Recommencé à zéro. Encore. Encore. Pour au final réaliser que je n’avais pas bougé d’un pouce.

Jusqu’à ce weekend à Dublin, tout début janvier. Mon Matou m’a rejoint le vendredi soir, alors que j’y étais depuis deux jours déjà pour le boulot. Des collègues sympas, des amis même, mon chéri, une ville superbe remplie de gens plus gentils que nature… J’en ai eu assez d’être dans le contrôle. Je n’arrivais plus à suivre entre les moments où je n’avais plus de wifi et les soirées qui se rallongeaient – minuit arrivait sans que je m’en rende compte, et là mince ! J’ai oublié de rentrer mes calories ! Le dimanche, ç’en était trop : j’ai supprimé l’application, tout bonnement. Et depuis, je n’ai pas regretté un instant.

Donc non, Le Secret du Poids n’a pas marché pour moi. En même temps, je n’en veux pas au système : je pense que ça peut marcher, seulement ça ne me convient pas. Déjà, j’ai du mal à évaluer les portions, je me retrouve toujours à « tricher » plus ou moins : « Oh, allez, ça doit bien faire 250 g ça… » alors que si ça se trouve, pas du tout. En plus, j’ai une aversion déclarée et pathologiques pour les Pèse-Soi-Même, ce qui fait que je ne mets jamais les pieds sur une balance en-dehors des rendez-vous à la médecine du travail ou chez la gynéco, donc tout au plus deux fois par an. A chaque fois, j’en ai des vertiges, des suées, des nausées presque, tellement je refuse d’affronter la réalité. J’ai donc eu beaucoup de mal à évaluer si les baisses indiquées dans l’application correspondaient à la réalité sur la balance.

Je suis en tout cas très fière de moi : je ne sais pas si, sur le long-terme, j’arriverai à me maintenir en « roue libre » à ce point et si je ne finirai pas par péter un câble et me jeter sur le premier régime venu. Mais pour l’instant (oui, ça ne fait que deux semaines, et alors ?), je tiens ! En 2017, c’est décidé : j’arrête les régimes !

Less is more #2

Comme vous le savez peut-être, j’ai décidé cette année d’entamer une nouvelle étape de vie et d’appliquer les principes du minimalisme à mon environnement. J’ai commencé par un tri dans ma salle de bains, n’osant pas commencer par mon dressing.

Il faut bien avouer que ça a toujours été le chantier de ce côté-là : ma légèèèère tendance à l’accumulation compulsive rend tout tri très difficile, j’ai tendance à associer les objets – ou les vêtements – à des souvenirs, des émotions, et j’ai donc beaucoup de mal à m’en séparer. Mais ces derniers temps, j’ai commencé à sentir un besoin de vide, de sérénité. J’avais l’impression d’étouffer au milieu de toutes ces « choses » matérielles, comme dirait l’autre. Dimanche soir, j’ai eu un moment de quasi-panique, le souffle coupé, la respiration saccadée, impossible de me calmer. J’ai eu un déclic, ouvert ma penderie, et commencé à empiler les vieux vêtements dans des sacs poubelle.

dressing-avant
Dressing, avant

Dans la pile des vêtements « à jeter », toutes les chemises que je ne mettais jamais, les jeans troués mais que j’espérais toujours faire raccommoder pour la énième fois, les t-shirts trop petits mais conservés pendant des années par habitude, les pulls rapetissés au lavage, les vêtements de sport dont l’élastique avait depuis longtemps lâché, les robes d’été immettables parce que trop courtes, trop olé olé, trop plage pour trop peu d’occasions de véritablement y aller…

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Au final, j’ai conservé :

  • 6 chemises
  • 1 sur-chemise en jeans
  • 4 chemisiers manches longues
  • 4 chemisiers manches courtes
  • 16 robes d’été
  • 12 robes d’hiver
  • 6 robes de soirée
  • 5 jupes (dont 1 de plage)
  • 7 gros pulls
  • 6 gilets
  • 3 joggings (sweat + bas)
  • 5 sweat-shirts
  • 5 sous-pulls
  • 7 pulls
  • 9 hauts
  • 1 jeans blanc
  • 1 jeans turquoise
  • 2 jeans clairs
  • 3 jeans foncés
  • 1 pantalon velours gris
  • 1 chino bleu
  • 1 pantalon droit noir
  • 2 jeans noirs
  • 20 t-shirts
  • 15 débardeurs
  • 9 shorts
  • 3 manteaux
  • 6 vestes
  • 4 vestes de tailleur

On est donc encore bien loin de la garde-robe « capsule » vers laquelle je tendais, qui consiste à ne garder que 4 ou 5 pièces de chaque vêtement par saison, dans lesquelles on se sent vraiment bien et qu’on assortit ensemble pour former de nouvelles tenues. Je me rends compte que j’ai encore énormément de choses, mais c’est un premier tri et une véritable étape pour moi. Et je ne suis pas peu fière !

Tous mes vêtements recyclés iront bien sûr chez Emmaüs ou d’autres associations de recyclage !

sacs

Voici le résultat du dressing « après » :

dressing-apres

Prochaine opération : les chaussures/sacs/écharpes stockés dans les caisses au fond de mon armoire !