Eprouvée.

De nombreux mois se sont écoulés depuis mon dernier article rédigé ici. En fait, je n’ai quasiment pas écrit une ligne depuis que j’ai commencé mon nouveau boulot, en décembre dernier. Il y a 9 mois, je n’imaginais pas à quel point j’allais être épuisée, éprouvée, fatiguée, blasée, aujourd’hui. Je n’imaginais pas dans quel engrenage je mettais le doigt. Je n’imaginais pas que tous mes espoirs seraient déçus – à nouveau.

Je sais bien que le monde du travail est difficile, qu’il faut en passer par là, surtout les premières années de carrière, pour avoir un poste confortable nous permettant de vivre comme on l’entend. Et pourtant, je me raccroche à l’espoir – sans plus trop y croire, je l’avoue – que ce n’est pas partout comme ça. Qu’il y a encore des entreprises où il fait bon vivre, où l’on a une certaine éthique, un certain respect pour les salariés. Qu’il y a encore des postes qui ne me frustreront pas profondément au bout de quelques mois seulement. Qu’il y a des boîtes où l’on ne va pas, tous les matins, la boule au ventre, en sachant déjà d’avance que la journée apportera son lot de contrariétés, de couleuvres à avaler, parfois même de disputes, d’insultes – eh si !

Attention, tout n’est pas tout noir, je ne m’estime pas à plaindre : j’ai un CDI – le Saint Graal pour ma génération – pas trop mal payé, même si je suis sous-payée pour mon poste, dans une entreprise stable ; mon manager direct n’est pas chiant, je m’entends même très bien avec lui ; mes collègues sont géniales ; mon poste m’a permis de concrétiser un certain nombre de projets personnels… Et pourtant, aujourd’hui, avec ma boule au ventre, stressée comme je l’ai rarement été alors que je reviens tout juste de vacances, je me dis que j’ai vraiment besoin d’un poste dans lequel je puisse m’épanouir, me reconnaître, grandir… Me sentir utile, sentir qu’à la fin de la journée j’ai accompli quelque chose, quelque chose de plus qu’avoir un jour de moins à compter avant le weekend.

Et rien que de savoir que j’ai la possibilité de bouger, rien que de sentir que j’ai un pied dehors, ça rend tout ça beaucoup plus facile à supporter. Le stress, les frustrations, la pression, l’impression de tourner en rond et de ne rien produire… Alors aujourd’hui, je reprends ma créativité en main, c’est décidé ! A commencer par le blog, et ensuite… On verra bien =)

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