5 choses que j’ai apprises en travaillant avec un pervers-narcissique

J’ai eu quelques expériences professionnelles pas très cool, et bien que je ne fasse que commencer ma vie professionnelle j’ai déjà compris pas mal de choses sur le monde du travail. Un monde beaucoup plus hostile et dangereux que ce que j’aurais pu imaginer, un monde difficile, une jungle dans laquelle il faut se battre pour survivre. Le monde du travail d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de nos parents et grands-parents, qui intégraient une entreprise et y évoluaient durant toute leur carrière. Aujourd’hui il faut être alerte, sur le qui-vive, parfois impitoyable pour arriver à tirer son épingle du jeu et à s’en tirer sans trop de cicatrices.

Dévalorisation, isolement, sentiment de solitude, burn out et parfois pire, travailler avec un pervers narcissique peut être un vrai parcours du combattant. Au moindre comportement déviant, la première chose à faire est de s’informer et d’essayer de reconnaître les signaux d’alerte. Certains sites vous proposent des manières simples d’identifier les pervers-narcissiques ou les personnalités toxiques qui peuvent, au quotidien, vous empoisonner l’existence. Il en existe plusieurs types :

  • L’égocentrique
  • L’envieux
  • La commère
  • Le manipulateur
  • Le juge
  • … et bien d’autres encore.

Tous peuvent être néfastes pour votre bien-être, même à court terme. Quelques semaines ou mois passés à se rendre au travail la boule au ventre, à trembler à chaque email envoyé, à se sentir mal à l’aise ou carrément déprimé une ou plusieurs fois par jour peuvent suffire à faire craquer n’importe qui. Je suis une fervente partisane du motto selon lequel « il faut travailler pour vivre, et non vivre pour travailler », et pourtant on passe tous 90% de notre temps au travail alors autant faire en sorte de rendre l’expérience la plus agréable possible.

A force d’avoir été confrontée à ce genre de situations, j’en ai tiré quelques enseignements qui, j’en suis sûre, me seront utiles tout au long de ma vie professionnelle. Si on ne peut pas toujours choisir avec qui on travaille, on peut néanmoins faire en sorte de se prémunir au maximum des attaques directes ou indirectes, agressions verbales, remises en question constantes, chantage affectif et j’en passe…

Savoir dire « non »

La confiance en soi n’a jamais été mon fort, terreau fertile pour le pervers-narcissique qui s’empresse de remuer le couteau dans la plaie en remettant en question le moindre de vos faits et gestes et en jouant de votre peur d’être « mal-aimé » au premier refus. Si j’éprouvais encore des difficultés à dire « non » il y a un an, aujourd’hui je n’ai plus peur de refuser un projet trop chronophage, d’alerter mon manager sur ma charge de travail et d’arrêter d’accepter des tâches qui ne font pas partie de mon scope. Savoir dire « non » est essentiel pour être en accord avec ses convictions et se sentir en harmonie avec soi-même et s’il peut être tentant de dire amen à tout de peur des représailles que pourrait vous faire subir le pervers-narcissique, ce n’est pas la solution ! Assumez-vous, dites « non ».

Prendre du recul

Comme je vous l’ai dit, même si je ne suis pas un bourreau de travail, je passe tout de même le plus clair de mon temps au bureau et j’ai donc besoin de me réaliser un minimum dans mon travail. Lorsque je commence quelque chose je le finis, j’y vais à fond, jamais à moitié ! Du coup, dans une situation toxique, je m’enfonce… jusqu’au cou. Peu à peu j’ai appris à relativiser et à prendre du recul, à laisser tomber, à lâcher prise… à accepter de ne pas pouvoir tout contrôler, de ne pas pouvoir s’impliquer dans certaines situations et se concentrer sur autre chose. Le mot d’ordre : ce.n’est.pas.grave.

Se recentrer sur sa vie personnelle

Je me répète, mais il faut travailler pour vivre et pas l’inverse. Le travail, ce n’est pas la vie : la vie, c’est les amis, la famille, les hobbies, les passions, les activités du weekend, les sorties… Tout le reste, en somme ! Le pervers-narcissique va chercher à vous isoler au maximum pour que vous n’ayez surtout pas un autre son de cloche que celui qu’il vous donne : brisez cette boucle et parlez de ce que vous vivez autour de vous pour vous aider à relativiser.

S’appuyer sur ses proches

Là encore, l’important est de ne pas rester isolé et à la merci de votre tortionnaire. Pour ma part, j’ai eu la chance – le deuxième fois – d’être entourée de collègues en or qui vivaient la même situation que moi, on s’est donc épaulées, soutenues et aidées autant qu’on pouvait. Dans les autres services également, même si personne ne pouvait vraiment faire grand chose pour améliorer la situation, tous comprenaient et nous soutenaient de leur mieux. En revanche, j’ai déjà été dans la situation inverse : seule, bouc-émissaire à la merci d’une personne extrêmement toxique, avec personne autour de moi à qui me confier, qui pouvait comprendre la situation. Et c’était l’enfer. Donc : ne restez pas seul, communiquez et n’hésitez pas à dire que vous avez besoin d’aide !

Sortir de la situation

Au final, le plus important est d’arriver à envisager la situation avec lucidité et d’arriver à se dire qu’il faut que les choses changent. C’est compliqué, pendant longtemps je refusais d’admettre ce que je considérais comme un échec, j’ai essayé de m’accrocher, de faire mon maximum pour changer les choses, pour améliorer ce qui pouvait l’être… et au final j’ai dû me résigner, accepter que tout n’était pas entre mes mains, que je ne pouvais pas tout contrôler et que la seule chose que je pouvais faire, c’était encore… partir ! Même si c’est parfois difficile, si ça fait peur, si on se dit « mais est-ce que c’est vraiment mieux ailleurs ? », il faut oser, tenter le coup et ne pas rester en souffrance.

Ce qui m’a aidé est également d’avoir énormément lu sur le sujet pour considérer la situation d’un point de vue presque plus « sociologique » que personnel. Je vous conseille donc ces quelques articles :

Publicités

3 commentaires sur « 5 choses que j’ai apprises en travaillant avec un pervers-narcissique »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s