Mes séries préférées de 2017

Eh oui, je suis toujours en 2017 dans ma tête, chaque année il me faut un moment avant de me rendre compte que le chiffre a tourné. Cette année ne fera pas exception.

Je suis finalement plutôt contente de ne pas m’être lancée dans une sempiternelle liste de bonnes résolutions, parce que l’une d’entre elles aurait forcément été « publier régulièrement sur le blog » et force est de constater que je suis déjà en échec. Nouveau boulot oblige (oui, je sais ce que vous pensez, « tous les ans elle ressort l’excuse du nouveau boulot elle !« , et en fait… eh ben oui. Mais ce n’est pas un plan à long terme, je vous rassure, celui-là j’espère bien y rester un moment), le temps me manque cruellement et je m’aperçois avec horreur que j’ai disparu d’ici il y a déjà plus d’un mois.

J’ai des tas d’articles dans les cartons, des unpacking, des tests make-up qui attendent de bien vouloir être rédigés, mais qui vont devoir attendre encore un peu. Alors, pour faire simple – oui, je le confesse – mais toujours efficace, je vous livre mes séries préférées de 2017, qui vont peut-être vous faire votre année 2018, qui sait ?

1. The Handmaid’s Tale

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Tout le monde en a parlé, je sais, mais ça n’enlève rien à cette génialissime série basée sur un roman de Margaret Atwood que j’ai mis sur ma liste des « to-read » depuis. La série suit le parcours de June, une jeune femme devenue servante sous le nom de « Offred » (DeFred). On découvre avec elle une Amérique dystopique où la combinaison de pollutions environnementales et de maladies sexuellement transmissibles a entraîné une baisse dramatique de la fécondité qui a pour conséquence un taux de natalité extrêmement bas. Les « Fils de Jacob », une secte politico-religieuse, en a profité pour prendre le pouvoir et instaurer un nouvel ordre moral où  les dissidents, les homosexuels et les prêtres catholiques sont condamnés à mort par pendaison. Les relations hommes/femmes obéissent dorénavant à des règles très strictes : alors que les hommes occupent toutes les positions du pouvoir, les femmes ont été démises de leur statut de citoyennes à part entière. Elles sont catégorisées selon leur fonction : les Épouses, les Martha et les Servantes, sous la surveillance des Tantes.

Cette série m’a fait peur tant j’y ai vu une réalité possible : on s’y rend compte finalement qu’on est à quelques battements d’aile de la catastrophe, à chaque instant… je vous préviens : elle est de celles qui vous mettent mal à l’aise, vraiment, mais qui hypnotise à tel point qu’on ne peut plus s’en détacher. Âmes sensibles s’abstenir !

2. This Is Us

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Je n’ai découvert que très récemment cette série, sur les conseils de Caro. Elle suit l’histoire de Jack et Rebecca, interprétés par les géniaux Milo Ventimiglia et Mandy Moore, que j’ai été ravie de retrouver après des années, ado, à écouter ses chansons dans mon MP3. J’aime beaucoup la dualité de la temporalité : un coup, le jeune couple et ses enfants dans les années 80, qui oscillent entre joie, désespoir, bonheur, envie, déconvenues… Et un coup leurs 3 enfants, à 37 ans, qui tracent leur vie chacun de leur côté mais sans jamais se perdre.

This Is Us m’a tellement renvoyée à ma propre famille, à mes propres déconvenues, que ça m’en a parfois fait mal. j’ai tellement espéré pouvoir garder cette proximité sans faille avec mon frère et ma soeur, tellement lutté pour retisser des liens abîmés sans que parfois je ne sache trop pourquoi… On rit, on pleure, on sursaute, on espère – surtout, que ça ne s’arrête pas. A consommer sans modération !

3. Altered Carbon

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Netflix, encore et toujours ! Pour tout vous dire je triche un peu parce que j’ai dévoré cette série la semaine dernière seulement – pas du tout en 2017, donc, elle n’est d’ailleurs sortie que début février – mais elle est vraiment trop époustouflante pour que je ne la liste pas ici. Là aussi, mieux vaut avoir l’estomac bien accroché, parce que vous allez en voir de toutes les couleurs : sexe, drogue, meurtre, viol, prostitution, rien ne manque. Et si le pitch peut paraître compliqué à première vue, on comprend aux premières images que cette série est vraiment d’un très, très grand niveau.

Dans un futur où les humains peuvent transférer leur esprit d’un corps à l’autre, un rebelle est ramené à la vie 250 ans après sa mort pour résoudre le meurtre vicieux de l’homme le plus riche du monde, en échange de sa liberté. Pour y parvenir il devra trouver des alliés, faire attention à tous les détails et se souvenir de ce qui lui a été appris en tant que « corps diplomatique »/ »diplo » (« Envoy » dans la version originale).

Je suis restée scotchée d’un bout à l’autre devant cette série adaptée du roman du même nom de Richard K. Morgan (à vrai dire je regrette un peu qu’il n’y ait plus de série « originale » proprement parler, mais au moins ça me remplit ma liste de livres à lire !). Les acteurs sont brillants, le jeu toujours juste, le suspense dense – celui qui me dira qu’il avait deviné l’issue de l’intrigue, je ne sais pas si je le croirai. Je n’ai qu’une hâte : voir la saison 2.

4. Alias Grace

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Vous vous en doutiez sûrement : après avoir fini The Handmaid’s Tale, j’ai sauté sur Alias Grace, deuxième série adaptée de l’oeuvre de Margaret Atwood. Au début, j’ai été un peu surprise : l’univers n’a rien à voir avec celui de la Servante Ecarlate, on est là dans le Canada du XIXe siècle où un psychiatre américain, Simon Jordan, tente d’évaluer la santé mentale de Grace Marks, servante condamnée à perpétuité. A travers son investigation, on essaye de deviner si Grace est couple des meurtres de son maître et d’une gouvernante, dont elle est accusée. Folle ou saine d’esprit ? Innocente ou coupable ?

J’ai bien aimé l’aspect presque procédurier de la série, le côté très « enquêteur » du Dr Jordan, qui ne reste pourtant pas indifférent à la belle Grace et à ses charmes. Pour autant, il y a beaucoup d’éléments dérangeants, qui mettent mal à l’aise : Grace est-elle victime de sa propre vie et des circonstances ? Ou en pleine conscience ? Dans tous les cas, c’est une belle fresque historique embellie encore par un jeu d’acteurs parfait.

5. Doctor Who

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Je sais : ce n’est pas une série de 2017, peu s’en faut ! L’emblématique série britannique a commencé dans les années 60 et a repris en 2005 pour une « deuxième série » que je n’avais à vrai dire… jamais vue. Pourtant il y a tous les ingrédients que j’aime : une série qui n’en finit pas, de la science fiction, de l’humour, du charisme, de l’imagination, des histoires abracadabrantes, tout pour plaire quoi ! Mais je n’avais jamais eu l’occasion de regarder cette série d’un bout à l’autre (enfin, la deuxième série s’entend, puisque la première c’est encore un autre chantier : entre 1963 et 1989, 8 acteurs ont incarné le Docteur dans 26 saisons et 97 épisodes ont tout simplement… disparu !).

Eh bien, c’est désormais chose faite. Le Matou et moi nous sommes lancés dans un marathon Doctor Who qui a duré plusieurs mois : du 9ème au 12ème Doctor, nous les connaissons – et adorons – tous, même si David Tennant restera pour moi LE Doctor. Pour les novices, voici le pitch général de la série :

Doctor Who relate les aventures de son personnage principal, un extraterrestre de la race des Seigneurs du Temps (Time Lords), appelé le Docteur. Il est originaire de la planète Gallifrey et voyage à bord d’un TARDIS (Time And Relative Dimension In Space, ou Temps À Relativité Dimensionnelle Inter-Spatiale en français), une machine pouvant voyager dans l’espace et dans le temps qui prend la forme d’une cabine téléphonique de police bleue britannique. Particulièrement attaché à la Terre, il est régulièrement accompagné dans ses voyages par des compagnons, pour la plupart humains et féminins.

Doctor Who, c’est un vrai monument de la culture anglo-saxonne et de la science fiction plus généralement : c’est la plus longue série de science-fiction de tous les temps. Elle compte 679 épisodes de 26 minutes (dont 255 en noir et blanc), 15 épisodes de 45 minutes, un de 90 minutes et 117 de plus depuis sa re-création en 2005. La série dénombre pas moins de 813 épisodes et est encore en cours de production – le 13ème Docteur sera d’ailleurs joué, pour la première fois, par une femme ! Et pas n’importe qui, Jodie Whittaker (ceux qui ont vu Broadchurch savent).

En résumé, j’adore cette série, elle fait dorénavant partie de mes incontournables aux côtés de Stargate SG-1, Grey’s Anatomy (on ne juge pas), Sex & The City ou encore Friends. Je n’ai qu’une hâte, à vrai dire : découvrir la 11ème saison qui doit d’ailleurs sortir en 2018. Je ne peux que vous recommander de rattraper votre retard d’ici-là !

Et vous, quel sera votre programme de séries en 2018 ?

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Gilmore Girls, retour à Stars Hollow

J’ai attendu pendant de looooongues années le retour de Gilmore Girls. Cette série emblématique créée par Amy Sherman-Palladino a surtout marqué mes années de prépa : je cherchais un divertissement sans complications, capable de me changer les idées rapidement et efficacement. Et ça a très bien marché, ce feuilleton gentillet en apparence aborde finalement des vraies problématiques auxquelles chacun peut être confronté dans sa vie quotidienne : l’amour, la relation mère-fille, les liens familiaux, l’amitié, la poursuite de son job idéal, la réussite… Des problématiques qui reviennent en force dans cette saison 8.

Présentée en 4 épisodes représentant chacun une saison de l’année, la saison 8 de la série m’a un peu fait l’effet d’une pièce de théâtre en 4 actes. On suit bien les héroïnes durant une année – j’ai eu un petit faible, je l’avoue, pour l’hiver et pour l’été – et on retrouve tout ce qu’on avait laissé de la famille Gilmore à la fin de la saison 7.

Au final, j’ai été ravie de me replonger dans l’histoire, tant et si bien que ça m’a paru passer beaucoup trop vite. J’ai terminé « Fall » avec une envie de reviens-y… Et j’ai été, comme beaucoup de fans, immensément frustrée par la fin de la saison, qui laisse un grand nombre de questions en suspend. Sans vous spoiler, je ne peux en tout cas que vous conseiller de vous y (re)mettre. C’est une série de filles, certes, mais les personnages masculins et les problématiques universelles qu’ils soulèvent peuvent également intéresser les hommes, je pense. Drôle, touchant, émouvant, parfois triste ou encore cocasse… Tous les ingrédients d’une bonne comédie sont réunis ! Amy Sherman-Palladino a déjà annoncé qu’elle ne serait pas contre une saison 9 si Netflix jugeait les scores d’audience suffisants, alors croisons les doigts !

The Crown, le joyau des séries de l’automne

Comme j’en suis sûre nombre d’entre vous, j’ai dévoré les 10 épisodes de la nouvelle production de Netflix, The Crown. Le synopsis se base sur les débuts d’Elisabeth II en tant que reine, ses premiers pas au pouvoir et sa relation avec le controversé Prime Minister, Winston Churchill.

En grande fana des séries historiques, j’attendais The Crown avec impatience. Et je n’ai pas été déçue : le scénario captive dès le premier épisode, je suis immédiatement rentrée dans l’histoire et me suis laissée emporter tout le week-end, au point de finir la saison 1 en deux jours seulement (binge-watching quand tu nous tiens…). Les acteurs campent si bien leurs personnages qu’on s’y croirait : l’attitude mordante et voûtée de Churchill, les premiers chapeaux de la reine, jusqu’aux grandes oreilles du petit Charles, tous les détails sont pensés avec minutie.

J’avoue avoir des lacunes sur cette période de l’histoire anglo-saxonne, et la série m’a donc aidée à comprendre de nombreux éléments historiques. Elle reste très près de la réalité, tout en romançant suffisamment les faits pour absorber le téléspectateur. Si la saison passe à une vitesse folle et que l’action, avouons-le, n’est pas rapide, elle m’a donné envie de me documenter davantage sur certains personnages comme Winston lui-même, Margaret, la soeur de la reine, son prétendant Townsend ou encore le prince consort Phillip.

J’y ai retrouvé l’intringue familiale, presque en huis-clos, qui m’est chère dans les séries historiques, et par certains côtés The Crown m’a rappelé Downton Abbey. Du côté des acteurs, je ne connaissais pas Claire Foy et elle m’a éblouie : elle a su jouer la fragilité de la princesse héritière de manière aussi convaincante que ses forces et incarne, selon moi, une très belle et jeune Elisabeth. Mon seul regret : devoir attendre fin 2017 pour la saison 2 qui devrait, selon les scénaristes, davantage s’attarder sur le passé de Phillip et démarrer pendant la crise du Canal de Suez.

Si, comme moi, les séries historiques en tous genres vous passionnent, voici une liste de celles à ne pas rater :

  • Downton Abbey, en priorité, qui dépeint la noblesse anglaise au début du XXème siècle et ses évolutions à travers des personnages plus qu’attachants et une toile de fond historico-romantique parfaite pour des soirées scones/cup of tea devant son écran ;
  • Les Tudors, toujours en Angleterre, et l’histoire de cette incroyable dynastie de roi, en particulier Henri VIII, célèbre pour ses nombreuses femmes et sa vie amoureuse sulfureuse ;
  • Reign, qui raconte l’histoire de Mary, reine d’Ecosse, au moment de son mariage avec François II. Action, romance, aventure, suspense.. Tout y est ! Je l’ai personnellement dévorée ;
  • Les Borgias, cette fois en Italie, avec l’histoire de cette famille de mécènes bien connue. La version française est pour moi meilleure que la version anglo-saxonne, à vous de faire votre choix ;
  • Versailles, l’histoire de mon « roi préféré », comme j’ai l’habitude de le surnommer (Louis XIV), à travers une fresque finalement assez moderne. Un peu chelou mais à regarder tout de même ;
  • Guerre et Paix, mini-série britannique adaptée de la célèbre oeuvre de Tolstoï. Le début est selon moi long, mais on finit par vouloir en savoir plus.

Si vous en avez d’autres à me conseiller pour étoffer la liste, n’hésitez pas !