Le jour où… j’ai fait don de mes cheveux

Mes cheveux et moi, c’est une grande histoire d’amour. Je vous avais déjà fait part de mon aversion pour le coiffeur – ou plutôt, de ma tendance à laisser pousser mes cheveux pendant des années jusqu’à ce que ça devienne ingérable. Oups, I did it again!

Pour la petite histoire, j’avais l’intention de garder mes cheveux longs (comprendre : jusqu’aux fesses) pour le mariage de nos amis en Italie, début août. J’avais envie d’exhiber des cheveux de princesse pour ce jour-là, considérant qu’ils étaient mon principal atout beauté. Evidemment, ça n’a pas été tâche facile, le Matou ne cessant de me rabâcher à quel point mes cheveux étaient invivables : « ils s’emmêlent partout« , « tu me frappes avec quand tu te retournes dans ton sommeil« , « je ne vois même plus ton dos« , et j’en passe. Bon, c’est vrai que ça peut être contraignant, mais je n’étais pas prête à sacrifier ma chevelure de Sissi. Et donc, quand le week-end dernier je me suis lancée dans des tests de coiffure pour le fameux mariage, j’étais persuadée d’arriver à un résultat époustouflant. Ce fut… comment dire… loin, très loin d’être époustouflant. A vrai dire, ils étaient tellement longs et épais que je n’ai pas été capable de faire ne serait-ce qu’une choucroute acceptable sur le sommet de ma tête.

Des courbatures aux biceps et des crises d’énervement plus tard, ma décision était prise : j’allais me couper les cheveux. Un petit carré wavy très à la mode, une fleur dans les cheveux, et hop ! Ni vu ni connu, je serai la star des invités. J’avais bien l’intention de retourner chez Michel, le coiffeur connu de toutes les blogueuses, mais j’ai appris qu’entre-temps il avait quitté l’Atelier Dix. C’est en me mettant à la recherche d’un nouveau coiffeur capable de me transformer en bombasse des plages que je me suis retrouvée sur le site de Solidhair.

A vrai dire, j’avais déjà envisagé le don de cheveux, il y a bien longtemps (oui parce que ce n’est pas la première fois que je coupe environ 80 centimètres de cheveu, il faut pas croire, ça pousse comme de la mauvaise herbe !), mais faute de trouver le bon contact, le bon coiffeur, j’avais fini par abandonner. C’est en discutant avec une amie que j’ai eu le déclic : quoi de plus motivant de se dire qu’on ne se coupe pas les cheveux pour soi, mais pour en faire don à des malades qui rêveraient bien de se poser ce genre de questions « existentielles » ? Il m’a suffit d’un tour sur le site de Solidhair et la lecture de quelques témoignages très touchants sur leur page Facebook, combinés à une actualité familiale compliquée, pour que ma décision soit prise.

Quelques jours plus tard, je me rends chez Serge d’Estel, un salon recommandé par une collègue à quelques minutes de chez moi seulement, munie de tout le matériel nécessaire pour faire le don : des élastiques pour attacher mes mèches, une pochette Zip et une enveloppe au nom du partenaire de l’association qui réceptionne les dons. J’explique ma démarche dès mon arrivée à Claudia, la coiffeuse qui s’est occupée de moi et qui s’est montrée très compréhensive. Elle a tout de suite accepté ma demande un peu spéciale et un – gros – coup de ciseaux plus tard…

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Je me sens tout de suite plus légère. Je m’attendais à avoir un gros coup de blues en voyant comme ça mes cheveux étalés devant moi, mais pas du tout : au contraire, je suis ravie de ma décision et je ne regrette pas une seconde ! Mes cheveux sont doux et soyeux : j’avais bien pris soin de les hydrater à l’huile de coco et de les shampouiner la veille pour qu’ils soient beaux, propres et brillants. J’ajoute un petit mot à destination de l’association et zou ! direction la boîte aux lettres.

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Claudia n’en a bien sûr pas fini avec moi : maintenant que le gros des cheveux est coupé, il reste toute la coupe à faire ! Je lui montre les quelques photos que j’avais sélectionnées comme modèle et, à nouveau, elle adhère à l’idée et me confirme que ça m’ira très bien. On parle également du don et de l’association ensemble, mais également avec les autres coiffeuses du salon qui semblent toutes très intéressées. Deux heures plus tard, je sors, rayonnante : non seulement j’ai exactement la coupe que je voulais, mais je sais que mes cheveux ne finiront pas simplement à la poubelle. Ils donneront la chance à une femme ou une fillette de se sentir belle, elle aussi, malgré la maladie. Et ça, ça n’a pas de prix…

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Comment faire don de ses cheveux ?

L’association Solidhair accepte les dons de mèches de cheveux naturels exclusivement (sans henné, ni coloration, ni décoloration, ni Tie and dye, ni mèches), de minimum 25 centimètres. L’objectif : revendre ces mèches à perruquiers afin de financier l’achat de prothèses capillaires pour des malades du cancer en difficulté financière.

Le protocole est très simple : attacher ses cheveux longs en une ou plusieurs mèches, à différents endroits, et couper juste au-dessous du premier élastique. Les cheveux doivent au préalable avoir été lavés et démélés – aucun autre produit n’est nécessaire. Ensuite, placez vos mèches dans une enveloppe simple  en tarif poids lettre verte et envoyez-les à l’adresse suivante :

Deluxe Beauté, 20 rue de Longchamp 75116 PARIS

Solidhair travaille également avec un réseau de coiffeurs dans toute la France, qui s’occupent directement du don. La coupe est alors offerte par le coiffeur.

Le salon Serge d’Estel

J’ai eu une excellente expérience au salon Serge d’Estel. Toutes les coiffeuses se sont montrées très sympathiques, professionnelles et très douées ! Mention spéciale pour Claudia, qui est allée jusqu’à me montrer un essai de coiffure pour le mariage. Devant la pluie qui tombait à flots à mon départ du salon, ils sont allés jusqu’à me prêter un parapluie pour que je ne sois pas trempée en rentrant chez moi… Y a pas plus sympa ! 🙂

Les tarifs m’ont paru raisonnables, et les étudiants peuvent bénéficier d’un tarif promotionnel. Ils vendent également toute une gamme de produits naturels en propre – cela va du shampoing aux huiles en passant par les coffrets cadeau !

Je recommande donc sans hésiter :

Et vous, tentées par le don de cheveux ?

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Mon Top 10 de 2017

J’ai toujours entendu dire que plus on vieillit, plus les années passent vite. Cette année j’ai franchi la barre des 25 ans et… ouais. C’est bien vrai. Cette année 2017, je ne l’ai pas vue passer. Pouf, un nouveau boulot ! Pouf, de nouvelles super collègues vite devenues des amies ! Pouf, un nouvel appart ! Et de pouf en pouf, l’année s’est écoulée.

Du haut de mon grand âge (je rigole – un peu, mais pas trop), j’ai fini par réaliser que les bonnes résolutions, ça sert rarement. J’en avais prises pour 2017, je ne les ai pas toutes tenues. Je m’étais promis de me remettre au sport : check. J’ai renouvelé fin 2016 mon abonnement à la Gym Suédoise et j’y suis allée (quasiment) toute l’année avec ma super collègue, 1 à 2 fois par semaine. Je m’étais promis de continuer ma quête de minimalisme : ça, on y est pas encore… je n’ai pas réentrepris de grande opération de rangement, mais je sens qu’un changement s’est effectué en moi : moi qui ai toujours été sentimentale avec le moindre objet, le moindre papier, j’en étais presque à redouter de jeter mes tickets de caisse parce que chacun me rappelait un souvenir (j’exagère à peine !). Désormais j’ai véritablement envie de moins, de mieux : envie de consommer différemment, envie de trier, envie de faire de la place dans mes placards, dans ma vie, dans ma tête. Envie de me recentrer sur les choses importantes et essentielles : le Matou, mes amis, ma famille, les choses qui comptent.

Je m’étais aussi promis d’arrêter de culpabiliser et de m’écouter davantage… ce n’est pas encore gagné, même si j’estime avoir fait là aussi de gros progrès. Alors cette année, je vais me concentrer sur le positif de 2017 plutôt que d’essayer de me contraindre à perdre 3 kilos, à refaire du sport ou à arrêter de me flageller. Le meilleur de 2017, c’était…

  1. La signature de notre futur apparement #EnConstruction… C’était sans nul doute le moment le plus important de ma vie et de celle du Matou, cette année. Nous avons concrétisé des projets d’avenir en nous lançant dans une nouvelle aventure, celle de devenir propriétaires. Surtout, nous avons concrétisé une vie ensemble depuis presque 4 ans, en nous promettant l’un l’autre d’être là pour les 25 prochaines années encore… Pfiou, ça donne le tournis. Et surtout, ça donne envie.
  2. … Et celle de notre 2ème appartement. Dans notre lancée, nous nous sommes dit : allez, maintenant qu’on est rodés, on continue avec un 2ème appartement ! Nous voulions achever ce projet également en 2017, nous avons réussi, avec une signature à Montpellier début décembre. Là aussi, nous avons eu peur, mais nous nous sommes jetés à l’eau. To be continued…
  3. Notre PACS. C’est le moment qui m’a donné le plus d’émotion en 2017. Je le place en 3ème position pour respecter le cheminement que nous avons suivi : face à ces grands projets, nous avons ressenti le besoin de marquer notre union en partageant avec nos proches une signature éclair, un brunch, puis un déjeuner… Un moment de stress mais également d’amour incommensurable. Une promesse. Celle d’être toujours là l’un pour l’autre.pacs
  4. Des voyages. Dublin, Londres, Amsterdam, Marrakech, l’Alsace et le Pérou, nous en avons fait des kilomètres en 2017. Des weekends entre amis, des vacances en amoureux, un road trip en couple puis un séjour en famille, autant de moments qui resteront gravés. Pour longtemps.
  5. De nouvelles rencontres. Fin 2016, je vous racontais que je commençais un nouveau boulot. J’y ai rencontré des personnes exceptionnelles, des gens d’une intelligence et d’une finesse rare qui ont éclairé mes journées mais également des collègues démentes qui sont devenues des amies très proches. Dans l’adversité, on se raccroche aux proches : c’est l’une des grandes leçons de 2017. Aujourd’hui j’ai quitté cette entreprise, mais pas ces nouvelles amies. Et ça n’est pas près d’arriver, je l’espère !
  6. Un nouveau boulot. Eh oui, une chose en amenant une autre… En 2017, j’ai lâché prise. J’ai accepté d’avoir fait une erreur, accepté aussi que j’avais le choix de redresser la barre et de canaliser mon énergie ailleurs. J’ai beaucoup à réfléchi à ce que je recherchais, à mes projets sur le court et long terme, et à la meilleure manière d’y arriver. J’ai trouvé un nouveau bureau où poser mes valises… maintenant il n’y a plus qu’à croiser les doigts. Je sais que cette nouvelle aventure n’ira pas sans son lot de fatigue, d’angoisse, de stress, de peur de ne pas être à la hauteur, de pression, mais j’espère qu’il y aura aussi de l’espoir, de la joie, de l’enthousiasme, de l’imagination, des idées, du partage… Et surtout, que tout ça me conduira là où je veux aller.
  7. Passer le permis moto 125 et enfourcher ma première bécane. En 2017, j’ai eu la chance de pouvoir réaliser un de mes rêves grâce au Matou : conduire une vraie – ma ! – moto. Une aventure, encore une fois, vécue main dans la main. Certes, on ne peut pour l’instant que conduire de 125, mais j’ai vite réalisé que ça suffisait pour se blesser. Eh oui, 2017 c’est aussi mon premier accident de deux-roues. Encore une leçon : tomber, pour mieux se relever.
  8. Un nouveau diplôme. De journalisme. Mon rêve. En 2017, j’ai assisté à ma seconde remise de diplôme. Il y a quelques années, quand j’ai décidé de me lancer dans ce nouveau cursus, j’ai eu peur de ne pas y arriver. La même peur que j’ai à chaque fois que je me lance dans quelque chose. Eh ben, surprise : j’y suis arrivée ! J’ai eu mon diplôme, j’ai revêtu cette atroce robe en faux satin plastifié, mis cet atroce chapeau carré sur ma tête, et suis allée récupérer mon titre de journaliste. La classe à Dallas !
  9. La bière Katzele ! Encore un cadeau (oui, les cadeaux, c’est un peu notre truc) : un atelier brassage de notre propre bière. La bière Katzele était née, une bière brune aux notes de café et de chocolat. Avant de rencontrer le Matou, la bière ça n’était pas trop mon truc. Il m’a appris à la découvrir, à l’apprécier, à la connaître. Et la nôtre, évidemment, c’est la meilleure 😀
  10. Du bonheur, du bonheur, du bonheur. Bien sûr, il n’y a pas eu que ça, je ne vais pas vous mentir. Il y a eu des coups de mou, de blues, de colère, il y a eu des crises, des larmes, des doutes. Mais aussi et surtout, de la joie, de l’amour. Il y a eu des concerts géniaux, des moments inoubliables en famille, entre amis ou en couple. En 2017, nous avons passé la « barre » des 3 ans, notre duo s’est renforcé, et nous affrontons 2018 plus forts que jamais. Tout ne sera pas rose, mais il y aura des grands moments, ça, j’en suis sûre. Et aujourd’hui, c’est sur ceux-là que je choisis de me concentrer.

Bonne année à tous !

5 choses que j’ai apprises en travaillant avec un pervers-narcissique

J’ai eu quelques expériences professionnelles pas très cool, et bien que je ne fasse que commencer ma vie professionnelle j’ai déjà compris pas mal de choses sur le monde du travail. Un monde beaucoup plus hostile et dangereux que ce que j’aurais pu imaginer, un monde difficile, une jungle dans laquelle il faut se battre pour survivre. Le monde du travail d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de nos parents et grands-parents, qui intégraient une entreprise et y évoluaient durant toute leur carrière. Aujourd’hui il faut être alerte, sur le qui-vive, parfois impitoyable pour arriver à tirer son épingle du jeu et à s’en tirer sans trop de cicatrices.

Dévalorisation, isolement, sentiment de solitude, burn out et parfois pire, travailler avec un pervers narcissique peut être un vrai parcours du combattant. Au moindre comportement déviant, la première chose à faire est de s’informer et d’essayer de reconnaître les signaux d’alerte. Certains sites vous proposent des manières simples d’identifier les pervers-narcissiques ou les personnalités toxiques qui peuvent, au quotidien, vous empoisonner l’existence. Il en existe plusieurs types :

  • L’égocentrique
  • L’envieux
  • La commère
  • Le manipulateur
  • Le juge
  • … et bien d’autres encore.

Tous peuvent être néfastes pour votre bien-être, même à court terme. Quelques semaines ou mois passés à se rendre au travail la boule au ventre, à trembler à chaque email envoyé, à se sentir mal à l’aise ou carrément déprimé une ou plusieurs fois par jour peuvent suffire à faire craquer n’importe qui. Je suis une fervente partisane du motto selon lequel « il faut travailler pour vivre, et non vivre pour travailler », et pourtant on passe tous 90% de notre temps au travail alors autant faire en sorte de rendre l’expérience la plus agréable possible.

A force d’avoir été confrontée à ce genre de situations, j’en ai tiré quelques enseignements qui, j’en suis sûre, me seront utiles tout au long de ma vie professionnelle. Si on ne peut pas toujours choisir avec qui on travaille, on peut néanmoins faire en sorte de se prémunir au maximum des attaques directes ou indirectes, agressions verbales, remises en question constantes, chantage affectif et j’en passe…

Savoir dire « non »

La confiance en soi n’a jamais été mon fort, terreau fertile pour le pervers-narcissique qui s’empresse de remuer le couteau dans la plaie en remettant en question le moindre de vos faits et gestes et en jouant de votre peur d’être « mal-aimé » au premier refus. Si j’éprouvais encore des difficultés à dire « non » il y a un an, aujourd’hui je n’ai plus peur de refuser un projet trop chronophage, d’alerter mon manager sur ma charge de travail et d’arrêter d’accepter des tâches qui ne font pas partie de mon scope. Savoir dire « non » est essentiel pour être en accord avec ses convictions et se sentir en harmonie avec soi-même et s’il peut être tentant de dire amen à tout de peur des représailles que pourrait vous faire subir le pervers-narcissique, ce n’est pas la solution ! Assumez-vous, dites « non ».

Prendre du recul

Comme je vous l’ai dit, même si je ne suis pas un bourreau de travail, je passe tout de même le plus clair de mon temps au bureau et j’ai donc besoin de me réaliser un minimum dans mon travail. Lorsque je commence quelque chose je le finis, j’y vais à fond, jamais à moitié ! Du coup, dans une situation toxique, je m’enfonce… jusqu’au cou. Peu à peu j’ai appris à relativiser et à prendre du recul, à laisser tomber, à lâcher prise… à accepter de ne pas pouvoir tout contrôler, de ne pas pouvoir s’impliquer dans certaines situations et se concentrer sur autre chose. Le mot d’ordre : ce.n’est.pas.grave.

Se recentrer sur sa vie personnelle

Je me répète, mais il faut travailler pour vivre et pas l’inverse. Le travail, ce n’est pas la vie : la vie, c’est les amis, la famille, les hobbies, les passions, les activités du weekend, les sorties… Tout le reste, en somme ! Le pervers-narcissique va chercher à vous isoler au maximum pour que vous n’ayez surtout pas un autre son de cloche que celui qu’il vous donne : brisez cette boucle et parlez de ce que vous vivez autour de vous pour vous aider à relativiser.

S’appuyer sur ses proches

Là encore, l’important est de ne pas rester isolé et à la merci de votre tortionnaire. Pour ma part, j’ai eu la chance – le deuxième fois – d’être entourée de collègues en or qui vivaient la même situation que moi, on s’est donc épaulées, soutenues et aidées autant qu’on pouvait. Dans les autres services également, même si personne ne pouvait vraiment faire grand chose pour améliorer la situation, tous comprenaient et nous soutenaient de leur mieux. En revanche, j’ai déjà été dans la situation inverse : seule, bouc-émissaire à la merci d’une personne extrêmement toxique, avec personne autour de moi à qui me confier, qui pouvait comprendre la situation. Et c’était l’enfer. Donc : ne restez pas seul, communiquez et n’hésitez pas à dire que vous avez besoin d’aide !

Sortir de la situation

Au final, le plus important est d’arriver à envisager la situation avec lucidité et d’arriver à se dire qu’il faut que les choses changent. C’est compliqué, pendant longtemps je refusais d’admettre ce que je considérais comme un échec, j’ai essayé de m’accrocher, de faire mon maximum pour changer les choses, pour améliorer ce qui pouvait l’être… et au final j’ai dû me résigner, accepter que tout n’était pas entre mes mains, que je ne pouvais pas tout contrôler et que la seule chose que je pouvais faire, c’était encore… partir ! Même si c’est parfois difficile, si ça fait peur, si on se dit « mais est-ce que c’est vraiment mieux ailleurs ? », il faut oser, tenter le coup et ne pas rester en souffrance.

Ce qui m’a aidé est également d’avoir énormément lu sur le sujet pour considérer la situation d’un point de vue presque plus « sociologique » que personnel. Je vous conseille donc ces quelques articles :

Adieu, Jean-Philippe

Je n’étais pas une grande fan. Je n’ai pas ses initiales tatouées dans le dos, je ne suis même jamais allée à l’un de ses concerts. Mais comme beaucoup de Français, je pensais qu’il était un patrimoine immortel, qui serait toujours là.

Ma grand-mère écoutait ses vinyles ado, mes parents ont grandi avec ses chansons, et moi d’aussi loin que je puisse me souvenir je fredonnais toujours ses chansons lorsqu’elles passaient sur Radio Nostalgie, que nous écoutions dans la voiture et à la maison. Gabrielle, Mourir d’Amour Enchaîné, Le Pénitencier, Requiem pour un Fou, Tennessee… Je les connais toutes par coeur, simplement parce que je les ai entendues en fond sonore durant toute ma vie.

Je me souviens de ce moment, dans la voiture, où j’ai entendu pour la première fois Requiem pour un Fou. Ce n’était peut-être pas la première fois, d’ailleurs, mais en tout cas j’en écoutais vraiment les paroles pour la première fois. Et je me souviens distinctement de cet instant où je me suis dit « ouahou, elle est vraiment belle cette chanson… »

Je me souviens également de la première fois où je l’ai vu dans un film. Ce n’était sûrement pas le meilleur ; c’était « Jean-Philippe », de Fabrice Lucchini. Il m’a fait beaucoup rire et m’est longtemps resté dans la tête. C’était aussi un sacré acteur, Johnny.

Je me souviens aussi de ma mère chantant Tennessee, l’air nostalgique… Je ne sais pas ce que cette chanson lui rappelle, mais moi, c’est à elle qu’elle me fait penser. Je me souviens de la première fois où j’ai découvert Je Te Promets, chantée par Les Enfoirés… Je me souviens d’un peu de Johnny dans beaucoup de mes souvenirs d’enfance et ça me fait un pincement au coeur quand je pense au fait que mes enfants ne vivront jamais dans ce monde dont il faisait partie.

Je vous laisse avec quelques unes de mes chansons préférées de lui, qui feront partie de ma bande son de la journée :

Adieu, Jean-Philippe.

Eprouvée.

De nombreux mois se sont écoulés depuis mon dernier article rédigé ici. En fait, je n’ai quasiment pas écrit une ligne depuis que j’ai commencé mon nouveau boulot, en décembre dernier. Il y a 9 mois, je n’imaginais pas à quel point j’allais être épuisée, éprouvée, fatiguée, blasée, aujourd’hui. Je n’imaginais pas dans quel engrenage je mettais le doigt. Je n’imaginais pas que tous mes espoirs seraient déçus – à nouveau.

Je sais bien que le monde du travail est difficile, qu’il faut en passer par là, surtout les premières années de carrière, pour avoir un poste confortable nous permettant de vivre comme on l’entend. Et pourtant, je me raccroche à l’espoir – sans plus trop y croire, je l’avoue – que ce n’est pas partout comme ça. Qu’il y a encore des entreprises où il fait bon vivre, où l’on a une certaine éthique, un certain respect pour les salariés. Qu’il y a encore des postes qui ne me frustreront pas profondément au bout de quelques mois seulement. Qu’il y a des boîtes où l’on ne va pas, tous les matins, la boule au ventre, en sachant déjà d’avance que la journée apportera son lot de contrariétés, de couleuvres à avaler, parfois même de disputes, d’insultes – eh si !

Attention, tout n’est pas tout noir, je ne m’estime pas à plaindre : j’ai un CDI – le Saint Graal pour ma génération – pas trop mal payé, même si je suis sous-payée pour mon poste, dans une entreprise stable ; mon manager direct n’est pas chiant, je m’entends même très bien avec lui ; mes collègues sont géniales ; mon poste m’a permis de concrétiser un certain nombre de projets personnels… Et pourtant, aujourd’hui, avec ma boule au ventre, stressée comme je l’ai rarement été alors que je reviens tout juste de vacances, je me dis que j’ai vraiment besoin d’un poste dans lequel je puisse m’épanouir, me reconnaître, grandir… Me sentir utile, sentir qu’à la fin de la journée j’ai accompli quelque chose, quelque chose de plus qu’avoir un jour de moins à compter avant le weekend.

Et rien que de savoir que j’ai la possibilité de bouger, rien que de sentir que j’ai un pied dehors, ça rend tout ça beaucoup plus facile à supporter. Le stress, les frustrations, la pression, l’impression de tourner en rond et de ne rien produire… Alors aujourd’hui, je reprends ma créativité en main, c’est décidé ! A commencer par le blog, et ensuite… On verra bien =)